Lettres sur les
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verdirent. Voyons ce qui occasionna cetteaerte. Les Historiens de ce tems-là l’attri-Duent à cinq causes différentes. La premiè-re fut, que les Troupes Françaises étoient fortfatiguées de la marche qu’elles avoient faitece jour-là. La seconde , qu’elles arrivèrentfort en désordre. La troisième, qu’on chan-gea l’ordonnance en présence del’Ennemi,& que l’on fit passer les Gémis à traversl’Armée , pour former la prémière ligne,contre ce qui avoit été résolu d’abord. Laquatrième, qu’une très grosse pluie étantsurvenue , la corde des arcs & des arba-lètes des Génois s’étoit lâchée, & que parcet accident ils ne furent pas en état desoutenir la charge des Archers Anglais , &de leur répondre par des décharges pareil-les. La cinquième fut, que les Génois ,ayant lâché le pied, le Comte d’Alençon , au-lieu de faciliter leur retraite, ou de prévenirle désordre qu’elle pouvoit causer, les fitcharger par les Soldats de fa seconde ligne,comme des traîtres. Qu’arriva-t-il de cettebelle conduite ? Le Comte perdit la bataille,& y fut tué fur la place. Les François furentpresque tous taillés en pièces, ou faits prison-niers. A quoi peut-on attribuer ce malheur,sinon à fimprudence du Général? Peut-ons’empêcher d’être en colère contre lui,lorsqu’on fait attention à sa manœuvre ? Je
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