Lettres sur tes
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avoit garnis de ses meilleurs Archers àdroit & à gauche. Cependant, comme ilsentoit fort bien que l’avantage de ce postene pouvoit le garantir d’étre bloqué, & depérir de faim lui & son Armée , il fit fairedes propositions de Paix au Roi Jean :mais celui-ci les rejetta avec une hauteurqui a fait tort à fa réputation de clémen-ce. Sa présomption alla même jusqu’à vou-loir forcer le Prince Anglais dans ce postecontre le bon sens & l’avis de ses Généraux,qui lui prouvèrent, comme un & un fontdeux, que dans peu le Prince feroit obli-gé de fe rendre à discrétion, n’y ayant riende si facile que de lui couper toute com-munication & tout espoir de retraite.Mais ce bon Roi, aveuglé par des circon-stances si flatteuses, voulut attaquer : il yperdit son Armée & fa liberté. Un Maréchalde France y fut tué, & un autre y fut faitprisonnier , auffi-bien que le Fils du Roi.Ce Monarque y reçut même une blessure,considérable ; ce qui feroit beaucoup d'hon-neur à son courage , s’il n’étoit en mêmetems une preuve de son imprudence.
rnffendors dit que les grands arcs , dontles Angloû se servoient pour lors, leur don-noient un grand avantage fur les François ,qui n’avoient que de petites arbalètes, dontsis faifoient même allez peu d’ufage, se ser-vant beaucoup plus de la lance & du ja-velot.