7<î Lettres sur les
nos conquêtes ; mais un revers de Fortunenous en enleva une bonne partie, & pen-sa réduire Louis XIV. dans l’état desPrinces qu’il avoit dépouillés. II me sembleque vous me dites déjà ; ah ! ah ! c’est icique je vous tiens; voyons comment vous vous ti-rerez d’affaire.
Je vois bien que vous avez envie quej’emploie encore une feuille de papier à ju-stifier la valeur des François de tant de défai-tes pendant la Guerre à’Ejpagne hé bien va,j’y consens. D’abord je nie que les Fran-çois ayent toujours été battus durant cetteGuerre-là, ils gagnèrent même plusieurs ba-tailles , à la vérité peu décisives, contre unmonde d’Ennemis armés contr’eux. Tellesfurent les Batailles de Friàlinguen , où le Ma-réchal de Viïïars battit le Prince Louis deBade; &où le Prince de BrandebourgAnspach & le Comte de Furfiemberg fu-rent blessés à mort , en 1702; de Luzza-ra , où le Prince Eugene eut du désa-vantagé ; de Caffano , où le même PrinceC a) fut repoussé avec perte par le Duc
de
sa) Le Prince Eugene fut battu à Caffano,malgré tout ce que les Allemans ont voulu di-re du contraire. Les Impériaux abandonnè-rent le champ de bataille , qui étoit jonché deleurs morts , parmi lesquels il se trouva plu-sieurs de leurs Généraux du premier rang.