François &c. Lett. VI. 77
de Vendôme; de Hochjìedt , où le Comtede Stirum fut défait en 1703; de Spierebach ,d ’Almanza , de Sarragoce & de Villa Viciofa.Mais il faut avouer que ces petits avanta-gés furent effacés par des pertes terribles.La défaite d’Hochjìedt en 1704, fut un coupassommant pour la France j & VEmpereur avoitbien raison de dire (a), que depuis plusde cent ans cette Monarchie n’avoit passouffert de perte aussi considérable que danscette occasion. Cependant les François nem’ont jamais paru si braves, que dans cet-te affaire ; & s’ils n’avoient pas fait unebelle résistance, les Alliés y auroient-ils euhuit-mille hommes de tués, quatre-mille pri-sonniers, & plus de trois-mille blessés ? Maisils ont été défaits, je l’avoue. Permettez-moiseulement de faire ici quelques réflexions quetout homme non passionné doit faire.
Les François combattoient contre des Trou-pes conduites par les deux plus grands Gé-néraux de ce Siècle , tandis qu’ils avoientà leur tête des Généraux qui manquoient,les uns de résolution , les autres de capaci-té. L’Electeur de Bavière étoitbrave defa personne ; mais avec tout le respect queje dois à fa mémoire, ses talens ne s’éten-doient pas juíqu’à pouvoir commander avecsuccès une grande Armée dans une bataille
rangée.
(a) Dans la Lettre qu’il écrivit au Duc deÁíarlboroug.