François &c. Lett. VI. gi
éloignés les uns des autres, qu’il leur étoitimpossible de se secourir mutuellement. Vousallez voir que toute la faute est du côté desGénéraux. La première qu’ils firent, fûtde n’avoir pas fait garder le passage de laStradella , par où le Prince Eugene devoirdéboucher, & où il auroit été facile de l’ar-réter, ou de le défaire. La seconde, den’avoir pas fait avancer plusieurs Corps d’Ar-mée qui étoient le long du Pô, pour harce-ler & diminuer son Armée. La troisième,& la plus lourde , fût d’attendre l’Ennemidans les lignes, au lieu de lui aller au de-vant , & de le combattre avec toutes leursforces réunies. Mais, me direz-vous, com-ment ces Généraux ont-ils pu être fi stupides?On l’attribue à une intrigue de Cour (a) :
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(a) On prétend que Madame de Maintenonétant brouillée avec Madame la Duchesse de Bour-gogne , elle lui fit offrir de faire lever le Siège deTurin , si elle vouloir lui rendre son amitié , &que Madame de Bourgogne , qui s’intéressoit fort■poux Turin, ayant agrée J’offre, Madame de Main-tenon proposa au Roi la levée du Siège sous je nefai quel prétexte ; mais que le Roi ayant témoi-
f né trop d’éloignement pour cela, tout ce queladame de Maintenon put obtenir, fut un ordreau Maréchal de Marfin de ne point sortir des li-gnes. Madame de Maintenon ne laissa pas de bienfaire valoir cela auprès de Madame de Bourgogne;lui faisant entendre que personne ne s’opposant
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