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cette manœuvre chancelante du GénéralFrançois allarme ses Troupes, & déconcerteses Généraux. Le Prince Eugene mar-che ; & Viìlars , qui étoit venu de Versaillespour lui livrer bataille, se résout à la re-cevoir de lui. Pour punition de ses rodo-montades , il est blessé, & son Armée seretire. Que trouvez-vous-là qui fasse tortà la bravoure des François ? N’est-il pas vi-sible que s’ils avoient été menés par unGénéral plus habile , moins fanfaron, &plus résolu, les Alliés auroient dû cecoup-là être battus ;
C’a été un malheur pour la Nation Fran-çoise , que les irrésolutions qui ont régnédurant tout le cours de cette Guerre. Irré-solution à la Cour , irrésolution à l’Armée,irrésolution partout. Le Conseil se déclarapour la Guerre défensive. Aussi-tôt on don-ne ordre au Maréchal de Catinat de nepoint attaquer le prémier. Le Maréchal,se voyant les mains liées, laisse faire au Prin-ce Eugene tout ce qu’il veut. Celui-ciprofite en habile homme de son inaction,lui tombe fur les bras dans le teins qu’ilne s’y attendoit pas, & le bat. La Courgronde contre ce grand homme, & l’accu-íe d’un malheur dont elle feule étoit cause.Elle l’en punit , en envoyant Vilieroi pourcommander en Chef en Italie , sans prendregarde qu’elle alloit se punir elle-méme de
l’inju-