François &c. Lett. VIL 99
l’injustice qu’elle faisoit au meilleur Généralqu’«lle eût alors. Viìleroi arrive, & pour mon-trer qu’il étoit digne de la préférence, il livreune bataille, dont la perte fut d’une grandeconséquence pour la trame , & une preuve dela préíòmtion & de fin capacité de Viìieroi.Le François est trop pénétrant, ou, pourmieux dire, trop raisonneur, pour pouvoirfaire une Guerre défensive avec succès : iln’appérçoit pas plutôt qu’un Général fait letemporifeur , qu’il évite les Actions généra-les & décisives ; que, fans s’informer si c’estpar ordre de la Cour, ou non, il l’accufede timidité, en parle avec le dernier mépris,n’a plus de confiance en lui, & ne le fuitplus qu’à contre-cœur. II faut donc, si l’onveut tirer parti du Soldat François , secon-der sa vivacité & son impatience : tant quel’on fera autrement, on ne fera que de l’eauclaire, comme dans la Guerre de 1701.
Quant aux défaites de B^melies & d’Oude-narde , qui précédèrent la Bataille de Mal-plaques , elles ne prouvent rien non plus con-tre la bravoure des -rançois. On a vouludire que la mésintelligence & la jalousie desChefs en étoient cause. Pour moi, quin’asture rien que ce qui m’est garanti vraipar des Auteurs dignes de foi, qui ont vu,ou constaté les choses, je ne faurois déci-der si cela est ainsi, ou non. Je crois qu’ilfaut en attribuer la cause à l’inhabileté de Ville-G 2 roi ,