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nois pas. Tant qu’on a suivi cette méthode,nous avons été victorieux de toute Y Europe :mais dans cette funeste Guerre de 1701, lairance ayant donné le Commandement deses Armées à des Généraux timides, qui setenoient religieusement sur la défensive, nosSoldats ont été passés par les armes , &n’ont remporté que la honte de leurs défai-tes continuelles.
Le Chevalier de Folard a démontré invin-ciblement, les défauts de cette manière decombattre, par rapport à la Nation Fran-çoise. II a souvent répété à-peu-près la mê-me chose : on ne sauroit trop le répéter :cependant nos Généraux y font-ils réflexion?& le Maréchal de **** n’a-t-il pas fait fu-siller une intìnité de braves gens dernière-ment à la Bataille de Parme ? dont le gainn’est certainement pas dû à la capacité de ceGénéral, qui n’en a pas de reste ; mais à lasupériorité de son Armée, d’un tiers plusnombreuse, que celle des Impériaux : & siune baie n’eût ôté la vie au Général Mercy ,je ne sai comment * * * * il se seroit tiré d’af-faire. Entre nous soit dit, mon Cher, lesFrançois seroient à plaindre s’ils etoient au-jourd’hui en guerre. Les Généraux qui. fonten faveur, font des génies de médiocre éten-due. Ceux qui valent quelque chose, ne sontpas seulement regardés. Je leur conseille des’en tenir aux Montagnards de Corse ; mais si
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