ioS Lettres sur les
qu’une voix sur son sujet dans l’Armée ; &telle est en moi la force de la vérité, quequoique je ne le connoiíse que par ses actions,
& que je n’aye aucune espérance d’en être ja-mais connu, je ne puis lui refuser des louan-ges qu’il mérite à st juste titre, & que fa mo-destie lui fera désavouer sans doute.
Je fuis fort trompé st le Comte de Belislefait jamais user beaucoup de poudre auxFrançois ; vous le verrez , il les mèneradroit au fait. II n’est pas homme à mar-chander ; il prend son parti fur le champ.Outre cela il est adoré du Soldat ; & st ja-mais il est autorisé , il se servira de cette af-fection pour le discipliner. Le Maréchal deBerwiclç qui en sentait la conséquence, auffi-bien que Belisle , a fait tous ses efforts pouren venir à bout : mais il s’y prenoit un peutrop rudement avec une Nation aussi récalci-trante , & des Gens aussi présomptueux que jles François : tout ce à quoi il réussit, ce fut ì
à s’attirer la haine des Troupes. Mr. de j
Belisle est poli, affable , & fait l’art de manierles Esprits : il faut cela pour fléchir les Fran-çois sous le joug de la Discipline. II leur ap-prendra par son exemple à supporter les in- tcommodités de la Guerre ; car il est lui-même fort sobre. Et alors , mon Cher,
Mrs. les Allemam feront fort bien de se cui-rassier à pied comme à cheval, & de fairefaire des cuirasses qui passent un peu la cein-ture ;