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François &c. Lett. IX.
de l’or. Je ne parle que des Femmes de qua-lité , cela s’entend ; car pour les Grisettes ,elles vivent de leur métier en France , com-me dans tous les Pays du Monde.
Ailleurs les Dames Coquettes , en désho-norant leur Maris, du moins les enrichis-sent : en France elles font plus, elles les dés-honorent & les ruinent. Une infinité deCadets de Gascogne n’ont d’autre ressourceque celle-là, & nombre d’Offîciers font lesSeigneurs, qui fans cela, & ce qu’ils pillentfur le Soldat, pourroient à peine figurerparmi les Aigrefins.
Les Petits-Maitres font encore en France ,auffi-bien que les Dames Coquettes, le Fléau„ de Société. ^ C’cít, dit Mr. de Voltaire , l’ei-„ pèce la plus ridicule qui rampe avec or-„ gueil fur la surface de la Terre Cettemaladie de paroître Petit-Maitre s'est com-muniquée à toute la Jeunesse Françoise. Cha-que état a les siens ; mais la Noblesse se distin-gue fur tous les autres : elle fournit à la Cour,à la Ville, en Province , dans f Eglise, dansla Robe & dans la Guerre, des Originaux decette espèce, qui sont inimitables pour toutce qui n’est pas né François.
Un Petit-Maitre , mon Cher, est un Ani-mal différent du reste des hommes. II se pi-que de penser tout à rebours des autres, de«'habiller, de parler, de marcher, de tousser,de cracher d’une manière opposée à la leur.
I s Ceux