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François &c. Lett. IX.
ou un íetìt-Maître , cela revient au même,demande au Marquis, quelles font les quali-tés qui entrent dam la composition d'un Joli-Homme. Il faut être né d"abord, répond leMarquis , avec m grand fond de confiance & debonne opinion de foimêrne , un heureux panchantà la raillerie & à la médisance , avec un goûtdominant pour le plaisir , éff même pour le li-bertinage , un amour extrême pour le changementN pour la coquetterie. II paroït que PAuteurde cette Pièce connoit bien ses Originaux,il vous les peint d’après nature. Rien n’eít sijoli que ce qu’il fait dire à son Marquis ausujet des Juremens. Folaìnville dit à MilordHouzee qu’un Petit-Maitre doit savoir jurerà propos. La-deflus Milord répliqué qu’iln’est pas novice en cela, & que personnene dit mieux que lui un Ventrebleu , un lapejie id étouffe. Eh fi donc , Monsieur , lui re-part le Marquis , ce font des sermons usés ,qui traînent par-tout : il faut des sermons plusdijiingués, des fermons tout nœufs. Je vous fe-rai présent'la prémière fois d un Recueil dimpré-cations , U de fermens inventés par un Capitai-ne de Dragons , revu par un Officier de Marine ,ffi argumenté par un Abbé Gascon qui avoitperdu son argent au Tric-trac. C’est domma-ge que cet Ouvrage n’ait pas encore paru,il í’eroit bien goûté de Mr s. les OfficiersFrançois , qui s’exercent bien plus à jurer,qu’à haranguer leurs Soldats.
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