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fois que j’ai voulu cracher un mot d’/í//?-matid: nous feignons de n’y pas prendre garde,ou nous représentons honnêtement de quel-le maniéré il auroit fallu dire. Notre zè-le 11’est pas moins grand à procurer auxEtrangers tous les amufemens qu’ils peu-vent delìrer ; nous étudions leur génie,"leur goût, & nous y conformons le nô-tre , qui souvent y est fort opposé. Avecquel soin ne nous empressons-nous pas à lesfaire connoître , à les introduire , fansqu’ils ayent besoin d’autres titres pour êtrebien reçus partout, que celui d'Etrangers?L’Auteur Suijse qui a écrit des Lettres fur lesFrançois, raconte une avanture arrivée à lui-même, qui montre le foible du Françoispour les Etrangers, & combien ce nomest sacré en France. Comme je sai que ceLivre est entre vos mains, je ne vous rap-porterai point ce fait, vous pourrez leconsulter fi vous le jugez à propos : maispour vous en mieux convaincre, vous n’au-riez qu’à faire une fois un petit voyage enFrance , vous éprouveriez bientôt ce qui enest. C’est-là, mon Cher , c’est-là , qu’ilfaut connoître le François pour le prisertout ce qu’il vaut. Ne me parlez pas deceux que le Réfuge a établis ici : à la ré-serve de quelques-uns, je n’en donneroispas une pipe de tabac. Ce sont des gensqui ne sont sensibles qu’aux moyens de
s’en-