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dès son vivant. Peut-être s’en seroit-il ren-du digne, s’il avoit été moins esclave d’unMinistre qui se servit de son nom pour com-mettre bien des injustices.
Venons à Louis XIV. Vous vous êtesformé de ce Prince l’idée la plus singulière.Vous prétendez non seulement qu’il n’étoitpas guerrier , mais même que c’étoit unfort petit génie, qui n'avoit en partage quebeaucoup d’ignorance & de cruauté. Jene lai où diable vous avez été puiser depareilles visions ; mais je vous avoue qu’el-les m’étonnent. Eít-ce haine ? eít-ce igno-rance ? je n’en lai rien. Je vous parle li-brement mon cher Ami , ne le trouvezpas mauvais. Voulez - vous bien encorevous en rapporter à moi ? je vous dirai fanspréjugé ce que je pense , & ce que jecrois qu'on doit penser sur le compte dece Monarque. J’ai lu à-peu-près tout cequ’on a écrit pour & contre lui , & jem’en fuis fait une idée que je crois juste,ou qui du moins tient un milieu entre lahaine & la flatterie.
Si l’on en croit le Comte de Bufsi, LouisXIV. a été non seulement brave , maismême intrépide : il dit savoir = vu converseravec un grand sang-froid dans un endroit oùles balles sifloient bien fort. Je ne fai si cen’est pas-là un de ces coups d’encenfoir àtravers le nez qu’il a plû à Mr. de RuJJì de
donner