François &c. Lett. XII. i8s
donner à ce Monarque , à-peu-près dans legoût de ces deux vers de Despreaux (Ofur le PaíTagn du l{hin.
Louis, le s animant du feu de son courage.
Se plaint de sa grandeur qui rattache au rivage.
Quoi qu’il en soit, il est certain queLouis XIV. étoit bien éloigné de l’intré-pidité du Roi Charles XII. de Suède;niais il est bien sûr aussi qu’il ne manquoitpas de cœur. II a fait plusieurs Sièges enpersonne , & n’en a jamais levé aucun,
M s par-
( a ) Je connoìs pourtant un Auteur dignede foi , qui étoit présent à ce fameux Passage,qui assure que le Roi voulut se jetter à la nage,mais qu’il en fut empêché par le Prince de Con-dé, Le même Auteur rapporte que ce Monar-que ayant assiégé Lille, ot le Gouverneur fai-sant demander de quel côté seroit le Quartierde Sa Majesté, il répondit que son Quartierétoit par-tout. Enfin il ajoute que le Roi se mé-nagea si peu pendant ce Siège, que le Vicomtede Turenne le menaça bien sérieusement de seretirer de l’Armée , s’il continuoit à venir vi-siter les Tranchées fur son cheval gris & avecson bouquet de plumes au chapeau : ce qui l’a-voit si bien fait remarquer , qu’un jour le canontua le Marquis d ’Arquien à ses côtés, & les ha-bits du Roi en furent couverts de sang. Ment*de l’Abbé de Çhois.