François &c. L et t. XII. 207
XIV , dit le Chevalier de Follard (a) „se voyant attaqué & enveloppé d’une „Ligue formidable , & sa Frontière se trou- „vant peu assurée de ce cóté-là , ce grand „Monarque fut obligé de ruiner & de ne „faire qu’un désert de ce Pays riche & abon- „dant, rempli d’un nombre de Villes con- „fìdérables, & d’un nombre infini de Peu- „pies , d’où les Ennemis auroient pu ti- „rer de puissans secours, s'y fortifier, & y „établir de bonnes Places d’Armes ; ce qui „leur ouvroit l’entrée de la France. Ce „conseil fut suivi, on entra dans le Pays „fans aucune résistance, tout fit joug, & „cette belle & riche Province fut réduite Men cendres ; ce qui íàuva Y Alsace , & ga- „rantit le Royaume des invasions des Ar- „
niées ennemies. Les calami- „
tés & la ruine de tant de Peuples, eau- „forent mille remords à ce grand Prince „dans fa vieillesse, quoiqu’il n’eût aucun „sujet de se repentir, ni rien qui pût bief- „fer sa conscience. On ne peut assez le „louer de sa délicatesse, & d’avoir marqué „son déplaisir sur ce point-là : semblable à „Alexandre le Grand, (b) qui conserva „toute sa vie la douleur d’avoir ruiné Thé - „bes. Louis XIV, toujours plein de ce „
„ souvenir,
(a) Lìb. III.
(b) Hist. de Polybe Liv. III. Chap. XFU.pag. zgz.