Lettres sur les
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Rarement de sa faute on aime letémoin ;
Tout autre eut de Mornai mal reconnu le soin.Cher Ami , dit le Roi , ne crains f oint ma colèreQui m’apprend mon devoir est trop
SUR DE ME PLAIRE.
Viens , le cœur de ton Prince eji digne encor de toi ,Je t 1 ai vu , c'en ejl fait , U tu me rens à moi.Je reprens ma vertu, que P Amour nia ravie ,De ce honteux repos fuyons Pignominie.
A ces mots généreux Mornai connut son Maître.C’est vous , s’ècrìa-t-il, que je revois paraître,Vous de la France entière augujie Défenseur.Vous Vainqueur de vous-même , A? foi de votrecœur.
VAmour à votre gloire ajoute un nouveau lustre :Qui l’ignore est heureux , qui le
DOMPTE EST ILLUSTRE.
Il dit ; le foi s 7 apprête à partir de ces lieux.Quelle douleur , ô Ciel attendrit fes adieux !Plein de Paimable Objet qu’il fuit est qu’il adore,En CONDAMNANT SES PLEURS , IL ENVERSOIT ENCORE-
J’ecris en gros caractère les Vers qui m’ontle plus frappé, & que je regarde commedes sentences qui peuvent passer en pro-verbes. Je vous prie de me mander fi vousn’êtes pas de mon sentiment, Au reste ne
vous