François &c. Lett. XIII. LZl
Paix , tandis qu’on canonise un furieux quine prêche que le carnage, & qui au moyend’une interprétation forcée du Contrains-lesA entrer , ou de quelqu’autre passage d’un Li-vre qu’il n’entend pas , soulève une partiedu Genre-Humain contre l’autre. Mais peut-être que cet esprit de paix & d’union n’estplus à la mode dans le Christianisme mo-derne ; & alors on ne sauroit nier que lareligion de Voltaire ne soit un peu vieille,c’est-là tout son défaut. Entre nous soitdit, mon Cher , la mienne n’est guères plusjeune ; car j’aime fort la concorde moi, &je répète souvent avec indignation ces Versde notre Poëte.
Et Rome qui devoit étouffer tant de maux,,Rome de la Discorde allume les flambeaux}
Celui , qui des Chrétiens se dit encor le Père ,Met aux mains de ses Fils un glaive sanguinaire.
Au reste je n’ignore pas qu’on attribue àVoltaire des Ouvrages un peu scandaleux ,telle est l 'Epître à Uranie. Mais croyez-moi,il n’y a jamais eu part. C’est PAuteur dela Motsade, c’est Rousseau, qui a composécette détestable Epître , & qui par hainecontre Voltaire l’a fait courir sous son nom,afin de décrier fa religion , comme Cotin%*. décrioit le stile de Eoileau en lui attribuantses Vers. Quoi qu’il en soit, st est fur que
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