François &c. Lett. XIII. 2Zs
me &Padmiration du Public, que l’humili-té est uue vertu assez peu connue de Mrs.les Poètes. Mais depuis ce tems-Ià, éblouide fa réputation, il ne garda plus les mê-mes mesures ; il ne parla plus de lui qu’a-vec une satisfaction qui révolta toutes lespersonnes sensées ; & le mépris souverainqu’il affecta en toute occasion pour les au-tres , acheva de lui attirer celui des gens debien. Qui est-ce qui n’est pas choqué del’air despotique avec lequel il rejette les meil-leurs Auteurs de son Temple du Goût ? II s’estacharné sur-tout contre un Livre qu’on ad-mire depuis longtems, & qu’on admirera,malgré lui, tant que la Langue Françoisesubsistera : c’est le Télémaque de Mr. de F e-nelon. Voltaire n’a pas laissé échapperune occasion de le critiquer, tantôt dans IonTemple du Goût , tantôt dans son EJsai sur lePoème Epique. C’est-là qu’il s’efforce de prou-ver que cet Ouvrage n’est point un PoèmeEpique ; parce , dit-il, qu’il est en Prose.II ne seroit pas fort difficile de lui montrerque les Poèmes Epiques n’ont pas toujoursété en Vers, & que la Poésie ne déterminepoint leur nature , & ne leur est pas plusessentielle, que P Architecture Pess aux Hom-mes pour se garantir de Pintempérie de Pair:mais c’est-là une dispute d’érudition, que jen’ai nullement envie d’aprofondir, & quevous n’auriez peut-être pas la patience deP s lire.