François &c. Lett. XIII. 239
PAuteur. La Bibliothèque des Gens de Cour ,fatras inutile de niaiseries, est tombée dans lemépris , parce que c’est le pauvre Pitaval quil’a tait, & qui y a mis son nom fort imprudem-ment. S’il avoit pu obtenir de Voltaire de le fai-re paraître sous le sien, quelque détestable quesoit réellement l’Ouvrage , on l’auroit vantécomme un Chef-d’œuvre. II n’y a que lesConnoisseurs qui ne donnent pas dans ces sor-tes de panneaux, & ceux-ci avec le teins vien-nent à bout de désabuser la Multitude. On estredevable aux excellons Critiques qui ont pa-ru dans le dernier Siècle, de la connoiífanceque nous avons des sottises que nos Pères ontadmirées comme les plus belles choses duinonde. Boileau parut, & l’on vit disparaîtreles Pointes, on commença à allier la Natureavec P Art. Ces révolutions font arrivées cheztous les Peuples qui ont cultivé les Lettres.Les Romains admiraient encore du tems deCicéron les froides plaisanteries de Plante, vingtans après on revint de cette idée. QuelquesVers satiriques qui Horace lâcha fur ce sujet,achevèrent de désabuser le Public. II est vraique chez les François Mrs. les Critiques n’ontpas toujours eu les progrès des Lettres & l’in-struction du Public pour unique but : Penvie,la flaterie, í’orgueil, la jalousie , leur ontsouvent fait louer des choses très critiquables,& blâmer d’autres qui étoient très louables.Defpraux fe prévalant de la confiance du Pu-