2sr Lettres sur les
l’épée, même aux Teunes-gens de qualité quiétudient dans ces Universités.
Les Français se sont tant moqués des W/r-gnols & de leurs rapières, ils ont trouvé ri-dicule qu’un Savetier en Fjpagne ne sortit ja-mais qu'avec un baudrier & une brette lon-gue de quatre pieds. Que diroient-ils, s’ilsvoyoient ici un Laquais , un Palfrenier avecun grand sabre qui lui bat le gras de la jambe?Que penseroient - ils de voir des Etudiansqu’on destine à PEglise , c’est-à-dire, à uneProfession de paix & de concorde , arméscomme des Prêteurs? Vous auriez beauleur dire que c’est la mode, ils vous répon-draient que cette mode est ridicule & dan-gereuse. Mais c’est-là votre marote. Icil’on plaide , on danse, on joue , & je nedesespère pas qu’on ne prêche un jour l’épéeau côté, la cocarde au chapeau , & la botteaux jambes.
Autrefois les Armes étoient les (a) seulesrichesses des Attemans , c’étoit leur dot : au-jourd’hui ce n’est plus la même chose ; maiscela n’empêche pas qu’on ne compte pourbeaucoup une grosse épée , une lame debonne trempe, un bun fusil, une belle pai-re de pistolets.
Parmi
(3) Jllunera non ad delicìas mulierum , necqnì-bus nova nupta conatur ; Jèd bove.i & frenatumeqimm & fcuttím cum frameà gladioque &c.Tac, ibid.