Allemans &c. Letx. II. 2s5
ut- Femme, déclament souvent contre l’Adul-
&it tère, & ne brillent jamais tant que quand
W ils tombent fur ce sujet. Dans les siècles
:c- passés , Mrs. les Réformateurs ne se con-né tentèrent pas d’user des Armes spirituelles
ez pour défendre leurs fronts des injures de l’A-
ix- dultère ; ils se servirent encore des tempo-
:11e relies, & obtinrent de l’Autorité Séculière
fa des Loix portant peine de mort contre qui-
conque abuserait de la Femme d’autrui, oune voudrait pas se contenter de la sienne.Ces Loix subsistent encore en quelquesEtats Protestans de Y Allemagne , quoiqu’ob-
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servées avec moins de rigueur qu’alors.Mais enfin , soit par ces raisons, soit pard’autres qui me font inconnues, il est sûrque l'Adultère est moins fréquent ici qu’en
France , à en juger par ce qui parait audehors.
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Du tems de Tacite (a) c’étoit encore unechose rare parmi les Allemans de battre un
Domestique : ils avoient une méthode bienplus courte & plus sure de le châtier :c’étoit de le tuer sur le champ, non pourl’amour du bon ordre, ni pour donner unexemple de sévérité qui contint les autres,mais par un mouvement de colère naturel
à cet-
(a) Verberare firvum ac vincnlis dr opéré çoè'r-cere r arum. Occidere filent , non disciplina & sè-
veritate, sed impetu dr irâ ut inimicum , nifi qmdimpuni. Tac. ibid.