Lettres sur les
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litesse & sans attention. Lorsque le Lieu-tenant-Colonel de O*** donne à mangerà un Lieutenant, ou à un Cornette, il sesert le premier, & pousse ensuite le plat ducôté du Cornette, afin qu’il se serve s’ilveut. Lorsque vous marchez en rue, cen’est qu’avec une circonspection ridicule. LeColonel à la droite, le Lieutenant-Colonelà la gauche un peu au dessous du Colonel,& tous les autres Officiers suivent dans unordre à-peu-près semblable. Un Major duCorps des Ingénieurs François Réfugié, quevous connoiffez, & qui se trouve actuelle-ment à Magâebourg , avoir composé un Ou-vrage concernant sa Profession, il fut im-primé. Le Colonel s’en formalisa, & gron-da le Major d’avoir fait imprimer un Livresans fa permission. Excufez-moi , Monsieur ,lui répliqua le Major ; je ri ai sas cru que leCorps des Ingénieurs fût une Société de Moines ,oìt il ejl défendu de faire rien imprimer , fi ce ríejlCUM perjwissu Superiorum. Je vousfais part de cette réponse, parce qu’elle aété trouvée jolie. \
Mais que dites-vous du zèle du Colonelpour la Subordination ? Ne seriez-vous pastenté de croire avec moi qu’il y entroitbeaucoup d’orgueil & de vanité ? Ne vousrelâchez point fur la Subordination dans leService , j’y consens : maintenez la vigueurde la Discipline Militaire, je ne m'y op-