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Lettres sur les
braves au-delà de toute expression , pour q
avoir pu surmonter tant d’obstacles ; ou que á
les Attaqués eussent manqué de cœur, ou ft
leurs Généraux de tête , pour avoir été ob- 1 toligés de céder dans un endroit si avantageux ro
& si bien fortifié, avec des Troupes supé- gi
rieures. Mais il sembloit pour-lors que la di
modestie eût été ensevelie chez les François, fil
en même tems que la capacité , avec les tr
Turennes & les Catinats. Le prémier de ces \'í
deux grands Hommes écrivant à fa Sœur , téaprès PaíFaire de Gien : Il s’ejl j/íjfé quelque tó
chose à Gien , lui diíoit-il, qui rìejl pas de ci
grande conséquence. II s’agissoit feulement H
d’avoir sauvé le Roi & toute là Cour, en , karrêtant , par la plus belle manœuvre du de
monde , avec trois mille hommes, une Ar- gé
mée de douze mille hommes victorieuse , > ta
& qui plus est commandée par le grand i oPrince de C onde'. Après la Bataille des li
Dunes, il marquoit à son Epouse : Nous |
avons été aux Ennemis , N 'A ont été battus. <
Ln journéé a été longue , je me trouve un peu j
fatigué. Je nien vai coucher , je vous donne lebon soir , ss suis. . . Jamais peut-être Vain- |
queur n’a écrit une Lettre plus singulière.
Le Maréchal de Catinat n’étoit guères moinsmodeste que Mr. de Turenue : témoin lerefus qu’il fit de l Otdre du St. Esprit quele Roi vouloir lui conférer , & la maniérédont il passa le reste de ses jours, après
qu une ‘