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Allemans &c. Lett. VIL ?ii
nement un des plus grands Princes de Y Em-pire , troquer un Régiment de Dragons pourquelques vieux Pots de fayance. Les hom-mes font les richesses de la plupart des Prin-ces du Nord , ils les vendent, ils les tra-fiquent ; & les AUemans mesurent la puis-sance de leurs Souverains, fur le nombrede Troupes qu’ils ont fur pied. Un Phi-losophe appelleroit cela se jouer de P Hu-manité ; parce qu’en effet le sang des hom-mes est quelque chose de si précieux,que rien ne peut en excuser l’effusion quela conservation de ì’Etat. Quelle foule deréflexions ne me vient-il pas ici dans l’es-prit ? Je vous en íerois volontiers part àvous , & a toute la terre, au péril de mavie-même, si je croyois rendre par-là lesHommes plus heureux ; mais j’aurois beaucrier , les choses en resteront fur le pied ouelles font, jusqu’à ce que le Christianismeait chassé l’orgueil & l’ambition. Dieu veuil-le que cela arrive bientôt. En attendant jefuis, mon Cher,
Votre &c.
A.. ce . . . . 17;-.
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