Allemans &c. Lett. VIII. 317
pondre , oui , gracieux Seigneur ; non Votre Ex-cellente ; Ctó, Foire Grâce , & ainsi du reste.Quel abus ! Le ridicule de tout cela merappelle un bon mot de ma façon ; c’estle seul que j’aye dit en ma vie , & je nele crois pas des plus fins, le voici pour-tant tel qu’il est. Je demandois à un Italien,qui étoit depuis peu revenu de Bgme , desnouvelles d'un certain Cardinal qui a faitbeaucoup de bruit dans le Monde. Je lisidemandois s’il étoit bel homme. Son Emi-nence , me répondit-il, est grojse , gr ... .Je n’en veux pas davantage , lui dis -je ; fiElle est grojse , Elle accouchera s’il p lait àDieu. Pour vous dédommager de cetteplaisanterie , qui peut - être n’a pas eul’honnpur de vous plaire , j’e vous rap-porterai une belle réponse de TEmpereurVespasien. Le Roi des Far thés luiécrivit une Lettre , qui commençoit parce titre superbe, Arsace Roi desRois à Flave Vespaften. Celui-ci lui répon-dit fort tranquillement en ces termes, FlaveVejpasien à ÂRSACE Roi DES Rois. 11n’est point de petit Souverain dans l 'Empirequi irait trois fois plus de titres que le Roi deFrance ì & il ne fort aucun Mandement, au-cun Decret de leur Cabinet, qui ne soit pré-cédé de ces ennuyeuses tirades de titres.Ce feroit une faute essentielle , que de nepas mettre fur la suscription d’une Lettre
Aile -