Aile mans &c. Le t t. VIII. 321
des Livres imprimés, où l’on peut faire cet-te forte d’étude. Avouez , mon Cher, queles François font heureux de n’être point su-jets à tous ces fatras. Quand ils écrivent,ils en font quites pour un Monsieur , ou toutau plus pour un Monseigneur. 11 est vrai qu’ilsont encore cette puérile coutume de distin-guer les personnes par la distance qu’ils met-tent entre le titre & la première ligne de laLettre : mais les Gens de bon sens s’en mo-quent, & l’Auteur des Lettres Caballistìquesa très bien réussi à le tourner en ridicule.Un Ecrivain plus grave que celui-là , ne s’estpas moins déclaré contre cet usage ; je parlede Mr. D acier , & je me souviens qu’il ditplaisamment dans une de ses Notes fur Flu-t arque , qu’à voir l’attention & le scrupuleavec lesquels 011 compassé l’intervalìe entrele titre & la prémière ligne, on croirait qu’ils’agit de régler les limites de quelque vase Em-pire. Si cela est ridicule, il ne l’est dumoins pas autant que vos qualifications, &nous avons l’avantage qu’il íè trouve parminous des gens qui le condamnent publi-quement ; mais aucun Auteur Allemand n’aécrit, que je sache , rien de semblable con-tre l’usage en question. Je ne desespère pasque les François ne renoncent quelque jourau leur ; & cela feroit fort raisonnable chezune Nation, qui dans bien de bonnes cho-ses est le modèle des autres. Il le trouveX méme