Allemans &c. Lext. X. Zs9
Je sai bien que le pauvre GUnther n’avoitpas sujet de se louer de la Fortune, & qu’ilreísembloit assez à Collet et , qui alloit, dit-on, mendier son pain de cuisine en cuisine :mais en vérité je ne saurois lui passer sesexpressions basses, & je lui demanderois vo-lontiers dans quelle maison de prostitutionil s’étoit familiarisé avec ce stile. Quelle dif-férence entre les Vers de GUnther A ceux deHgujseau fur le même sujet !
Le Peuple dam ton moindre ouvrage,Adorant la prospérité ,
Te nomme grandeur de courage,
Valeur, prudence, fermeté :
Du titre de vertu suprêmeJl dépouille la vertu-ntêmePour le vice, que tu chéris :
Et toujours ses fausses maximesErigent en héros sublimesTes plus coupables favoris.
La Langue Françoise est trop chaste poursouffrir des expressions pareilles à celles deGUnther, sur-tout dans une Ode du genresérieux, & sublime. Quand nous voulonsZ 4 trai-
T>n Zauber-Balg , du Thorheìts-schvvejler,
Du Wildsang, du Betr 'ùgerin !
TVer ftrafst mich dajsich im Geldfier
An dir ein Atheifie lin ?
Giint. auf das Gluck.