Zs8 Lettres sur les
ì expressions si grossières. Gunther , un desplus estimés, en est rempli. Lisez son Odeà la fortune , qui passe pour être un de sesmeilleurs Ouvrages, & vous y verrez lapreuve de ce que j’avance. Je n’oublieraijamais la dernière Stance de cette Ode ; elleest trop singulière, pour que je ne vous-la rapporte pas; peut-être n’avez-vous ja-mais eu le tems de l’examiner de près. Jeprie seulement les Dames à qui vous pour-riez montrer ma Lettre, de ne pas í’e scan-daliser de certains termes grivois , que je fuisobligé d’employer pour exprimer ce que ditce Poète. Qu’elles se souviennent que jetraduis de ¥ Allemand, où elles savent bienque cela n’est pas nouveau. Giint.her , aprèsavoir turlupiné la Fortune d’une manièreassez froide, s’abandonne à fa bile, &s’emporte en ces termes contre la Fortunemême.
Tiens , lui dit-il, voici tes plus beaux titres, (a)Tu n'es qu’une girouette , me femmellette aveu -gle, une voie de perdition , une garce à laquais,me sorcière, la sœur de la folie j me hâbleuse,une trompeuse : U qui ejl-ce qui me punira com-me athée , pane que je te blasphème
Je
(a) JDa hasl du detne Jchatte Tìttel :
Du Wester-Hahn , du blindes Wieib,
Du Blauftrumpfs, du Verdcrbungs-mittelD u Hure vor des P obéis Le ib.
Du