II faut l’avouer, Mr. Wolffett sans contre-dit le plus grand Philosophe de son siècle,& un des plus habiles Mathématiciens : maisdire , comme ses Dor if bores ( puisque Dory-phore y a) qu’il est le Prince des Philoso-phes , c’est être très mauvais Panégiriste.II n’y a que la Postérité la plus reculée quipuisse qualifier ainsi un Savant ; encore nefaut - il souscrire qu’avec retenue à ces for-tes de louanges ; car souvent la Postérité setrompe, comme il lui est arrivé à l’égardà'Aristote, qu’elle avoit aussi jugé à proposd’appeller le Prince des Philosophes. Maissi l’on doit être réservé , quand on a dubonsens, à souscrire au jugement de la mul-titude , à combien plus forte raison doit-on se défier d’un éloge qui part de la plumed’un Contemporain , d’un Disciple , d’unDoripbore (a). Je fuis persuadé que Mr. IVolfF
des-
Ça) II faut renvoyer ce terme au DilHonnaireNeologique , ainsi que celui d'Ale t hopbile, qui setrouvent tous deux dans la célébré & éléganteVersion Françoise "des deux Sermons de Mr.Rheinbeck, dans la Lettre qui lui sert de Discourspréliminaire. II paroit que l’Auteur de cotreLettre fait le Grec , & Lest fans doute pour enconvaincre le Public qu’il va chercher ces motsbarbares , pendant qu’il en pourroit trouverd’auííì beaux & d’aussi bons, fans sortir de sonRichelet. Quoi qu’il en soit, le premier de cestermes est un peu plus difficile à entendre que