D t H O U, A N D B, f'$ ydìx Meures da soir. 1674
A ce bruir extraordinaire le Prin-ce se trouva presque abandonné ; ilagit cependant comme s’il eût dès-lors pénétré le dessein des Consédé-rez , & prit le parti de se retirer,ïl voydit que la plupart des Officiers6 c les meilleurs Soldats de ses Trou-pes n’étoient plus en état de com-battre 6 c qu’il ne trouveroit plusque dans fan courage des ressourcespour tenter de nouveaux hazards :ainsi bien loin de se mettre en pei-ne de faire répondre aux fanfares desAlliez', il envoya des gens de con-fiance avertir ceux des siens qui setenoient aux postes avancés , de quit-ter insensiblement le ter rein, & de scretirer derrière l’Eglise du Fay ^ oùil leur assigna lc rendez-vous;
11 y passa lui-même sur les onzeheures du soir 5 c nomma les Offi-ciers 8c les Regìmens qui dévoientcomposer l’arriere garde ; car on nepouvoir faire marcher le canon qu’aiajour. Ses Troupes fc remirent doncen marche , Sc reprirent la mêmefqi.lte qu’elles avaient tenue le matin,pès que l’on pût distinguer les ob-
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