240 Mémoires de la Gueïuie1Í75. Treves, pour rassurer pat fa présen-ce cette Ville , ou pour y chercherau moins une fortune plus favorableque celle qu’il venoit d’éprouver »car il n’ignoroit pas que le Comtede Vignory Commandant de la Pla-ce étoit mort depuis le Siège & quela Garnison n’étoit ni nombreuse nibien intentionnée , 5 c qu’ainsi sansun homme d'autorité , il ne faloicrien esperer de bon de leur défense.
Les Alliez après cet avantage, re-tournèrent prendre leurs mêmes quar-tiers , & continuèrent k Siège qu’-ils n’avoient suspendu que pendantvingt-quatre heures , ne doutant plusdo bon succès de leur entreprise :comme le bruit de cette victoire scrépandit en peu de tems fur toutesles frontières , les Confédéré? en re-levèrent considérablement leurs espé-rances. En effet qui n’eût pas dit quele bonheur de la France touchoit en-fin à son terme fatal , ses Arméesétoient partout si affoiblies , qu’ils’en salut peu que les Ennemis ne fus-sent les maîtres de la campagne , leVicomte de Turenne mort , le Prin-ce de Coudé malade-, & le Roi com-me