ï*4 MexÌOIRES BE LA GuEltRE: jSj6. mèncererit à se répandre les raflií-"rerent fur le danger qui menaçòit' 1les Pays-lîas.
Le mois dè Mars fut à peine com-mencé que les Troupes destinées pour 'l’Armée de Flandre commencèrent à ■se mettre en marche : le Maréchalde Crequi alla recevoir celles dont'Je rendez-vous étoit entre Sámbre ÔCMeuse ; le Maréchal d’Humieres quiri’avoit pas quitté son Gouvernement 1prit soin de celles qui dévoient mar-cher fous ses ordres , & le Duc d&Luxembourg , nommé pour com-mander en chef l’Armée csAllema-gne se mit en chemin pour se ren- 'dre sur la frontière.
Cette diligence fut cause qu’il n’y 'trouva de Troupes prêtes à servir ,.que celles que le Maréchal de Ro-chefort arvoit assemblées pour s’em-parer des deux ponts , elles étolenc 'en si petit nombre qu’on ne lés avoir'pas jugées suffisantes pour bazarderavec elles un secours qui dévoit pas-ser à Philisbourg. Le Duc de Luxem-bourg les trouva encore diminuées, •& les difficultez du paflage s’augmen-ttnt de jour en jour , il ne crut pas -
dévoie '