d’ A L E N Ç O N.
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_£oubliois ici une belle action de Louïs,Duc de Montpensier, qui apprend auxGrans comment il faut se gouverner , lors-que le Prince les veut employer à l’exécu-tion de quelque ordre violent, dont ilaura lieu de fe repentir. Le Duc d’Alen-çon s’étant retire furtivement de la Couren 1575. Henri III. écrivit à M. deMontpensier de lui courir fus, & de leprendre mort ou vif. A quoi il le gardabien d’obéïr , disant, qu’il est dangereuxde se mettre entre la chair & l’ongle. Puisil fit tant par ses foins, qu’au bout de sixou sept mois il réconcilia ce Duc avec leRoi.
Le Duc d’Alençon aiant adressé deslettres an Parlement de Paris, pendant sonéloignement de la Cour , le Premier Prési-dent de Thou n’en voulut point permettrela lecture , disant qu’il y avoit des chosesqu’il ne faloit jamais mettre en dispute dansun Etat, comme par exemple , s’il fautprendre les armes contre le Roi. U n’y a,disoit-il, que les choses douteuses, dont ilfaille délibérer ; or il est hors de doute,qu’il n’est point permis de prendre les ar-mes contre son Prince ; & par conséquenton ne peut délibérer là dessus. Ainsi, leParlement doit renvoyer au Roi les lettresde Monsieur 1 e Duc d’Alençon.
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