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va dans cete devise la prédiction de famort.
Il éroit parain d u Cardinal de Riche-lieu , à qui il sembloit avoir transmis avecle nom d’Armand son courage & son esprit.Le Maréchal fut homme de letres dans laprofession des Armes; & le Cardinal hom-me de guerre dans la profession des Le-tres : l'un commandoit les Armées, l’autreles dirigeoit.
Armand eût son fils pour successeur enla Charge de Maréchal de France. Bironii ,dit Bongars dans une de ses Letres, digni-tatem Marcjcalli accepit filins , ìta ut Mares-caílam Bironmm dejtderare miles illi ajjketusnon pofftt. Le fils fut bien aussi bon Ca-pitaine que son père , mais il ne fut pas, àbeaucoup près, aussi sage. Car il ne pritjamais soin de cultiver son esprit par la lec-ture. A peine avoit-il pû aprendre à lire,à ce que dit l’Historien André Morosin :Ingenìam ad álìa omnìa ru-vìdum œgre legen-di elementa addijcere potuit.
Henri IV. lui aïant ôté la Charge d’A-miral pour la donner au Seigneur de Vil-lars, qui l’avoit exigée pour une des con-ditions de la réduction de plusieurs Villesà son obéissance, cete plaie, dit Mezeray,lui fut d’autant plus cuisante , que Villarsétoit son concurrent en vaillance & en ré-
puta-