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,» vérité se pourra defendre par l’autorité„ d’un si grand Prince & Capitaine, par-„ mi ceux qui ne rejetent rien venant de si„ bonne paît ; mais au reste mal-aifée à„ soutenir par le droit des armes, qui ne,, bannit pas même d’entre les gens deguer-„ re les embûches & surprises de ceux qui„ assaillent : tant s’en faut qu’il condanne„ les secours & renforts qu’on donne aux„ assaillis. Car si les Loix de la Milice„ doivent être égales à tous, & rien per-„ mis à celui qui est fur l’ofensive , qui„ ne le soit aussi à celui qui est fur la de-„ fensive, pourquoi sera-ce plutôt chose„ capitale de ravitailler & secourir une Pla-„ ce assiégée, que de faire entrer en un„ Campaffoibli & affamé les forces &mu-», nitions y requises & nécessaires. Autre„ chose seroit-ce d’un espion, d’un por-„ teur de Letres, & autres telles gens, qui„ n’ont l’honneur des armes, ou bien de„ ceux qui se jouent, contre toute aparen-,» ce de raison , à se faire batte dans une„ Place foible & non tenable. Car quant„ à ceux-là, la bassesse de leur condition,„ & à ceux-ci la témérité de leur résolution,, les rend inexcusables par les mêmes loix», de la guerre reçues & pratiquées par tout.
Quoi qu’il en soit, la mort de Chifronfut vangée par îes Lorrains fur plus de 120.
Bout-»