ï8 Campobasso.Bourguignons qui se trouvèrent prisonniersdans les Villes d’Espinal, Mirecourt, Lu-neville , Rosières & Gondreville ; lesquelsfurent tous pendus de Pexprès commande-,, ruent du Duc René , ainsi conseillé par„ les Suiíles , afin , disoient-ils, d’apren-„ dre auDuc de Bourgogne à modérer une„ autre fois fa colere : ( car une épée, com-„ me on dit, retient l’autre au foureau )„ & auffi pour le rendre aux siens toujours„ plus odieux, de ce qu’ayant fait cete,, breche & ouverture à la cruauté, il avoir,, banni d'entre les gens de guerre ce que le„ Droit des Gens leur a laissé de plus cher„ & de plus recommandable , qui est de se„ conserver la vie les uns aux autres, mo-„ yennant les cartels, rançons, & autres„ semblables traitez en tel cas pratiquez &„ acoûtumez. En efet, cet avis, orqu’in-„ humain, ne fut pas infructueux. Caries„ plus échaufez de son Armée fe refroidirent„ si fort de l’ardeur, qui les acompagnoit„ auparavant en guerre, qu’ils n’y alloient„ plus qu’à regret, Sc par maniéré d’aquit.
Les prisonniers Bourguignons, qui su-rent pendus, portoient chacun un écriteauqui expliquoit la cause de leur exécutionen ces termes : Pom le meurtre commiscruellement en la personne de feu le bon Chijronde Fdchkre , pris en bien& loyaument servant