C H I F R O N. rz
vénal dit la même chose dans fa dixièmeSatire :
S axis cinerum cttflodibus , ad quADifcutienda valent fierilis main robora ficus.
Voilà l’explication latérale du vers de Mar-tial : mais le sens moral qu’y donnoit Cam-pobache, qui, à ce que dit Paul J ove dansíòn Dialogue des devifis Militaires , avoitreçû un souflet du Duc de Bourgogne,étoit íans doute une menace qu'il sesoit des’en vanger un jour ; comme voulant dire,que son figuier minerait & saperait la Mai-son de son Maître. Quoi qu’il en soit, ceComte Italien rencontra mieux qu’il nepensoit en sa devise, le figuier sauvage étantle symbole de l’Ingratitude : à quoi vientbien l’épitéte de stérile que lui donne J uvé-nal. Dieu , dit Comines à ce propos, é-tablit en ce monde le Comte de Campoba-che commistàire de fa vangeance fur le Ducde Bourgogne : car tout ainsi que durantle premier siège de Nancy il avoit livré paravarice le Connétable de Saint-Pol pourêtre mis à mort, après lui avoir baillé bon& loyal sauf-conduit ; & qu’au secondsiège il avoit fait mourir Liston , sans levouloir entendre , il fut en ce propre lieutrahi par celui auquel il se fioit davantage :