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de fa vanité , de son faste , de l’enflure dese$ expressions, & de ses allégories, dela puérilité de ses antitefes, du galimatiasde fes Sermons, & de la singularité de sesMandemens & de ses Lerres Pastorales. Parex. quand il lui dit, qu’// répand avec pro-fusion les figures les plus hardies, que les plusgrans Orateurs n'emploient qu'en tremblant ;que les Ordonnances Apostoliques, aulieud! une simplicité negligée qu’elles avoient avantlui , font devenues chez, lui des chef-d’œuvre sde l’esprit humain , err.
Quoi qu’il en soit, on s’étonna fort a-lors, que M. de Noyon , idolâtre de faNoblesse & de ses Ancêtres , se fût humi-lié jusqu’à vouloir bien remplir la place va-cante d’un Académicien roturier. Si lesplaces de l'Académie Françoise , dit l’Abbé,nétoient considérées que par les dignitez deceux qui les ont remplies, nous n aurions osévous ofrir celle dont vous venez, prendre pos-session : er peut-être n auriez-vous pas eu vousmême tout ? empressement que vous avez, té-moigné pour /’ avoir.
Un neveu de Monsieur de Noyon ayantbesoin de la faveur de Monsieur de I.ou-vois pour un emploi qu’il demandoit dansl’Armée , lui écrivit avec le titre de Mon-seigneur , & ces mots au dessous : Au nom deDieu , ne montrez pas ma Letre d mon On-cle: