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plus aheurtée que jamais me reproche malâcheté , & mon ingratitude de vouloir a-bandonner la Reine , qui nous a donnéou fait aquerir tant d’honneurs & de biens:de forte , Monsieur, que je me vois per-du fans resource.’J se ne doute point ,que le Maréchal d’Ancre n’ait tenu cediscours à Mr. de BaíTompicrre , maisje doute fort que l’empcchemcnt de sor-tir de France frit venu du côté de fa fem-me , qui le desiroit plus que lui , ruantprévu de loin l'orage que les témérité? &les violences de son mari leur atiroient.Madame , disoit-elle à la Reine , vous fa-vorisez, ce fou eu fis desseins , mais fiouve-rtez-vous qu U fi perdra , dr qu en fi perdantU vom perdra , dr moi aujjl. Nie. Pasoquier dans une de ses Letres.
Quand le Maréchal d’Ancre fortuit dela chambre de la Reine Marie de Medicis,aux heures qu’elle étoit couchée, ou tou-te feule , il aíectoit de renouer son éguil-lete, pour faire croire qu’il venoit de cou-cher avec elle.
II c-ût bien la hardiesse de faire deman-der en mariage pour son fils une des fillesde Charles, Comte de Soissons, & cePrince y donnoit les mains : mais les Mi-nistres rompirent ce coup , à force d’inti-mider la Reine Régente, qui avoir im-
pru-