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prudemment consenti à cete demande ; enlui remontrant qu’un tel mariage fouléve-roit contre elle tous les Princes & toutela Noblesse du Royaume, & animeroitencore davantage le peuple contre le Ma-réchal , qui n’étoit déja que trop haï.
Le Duc d’Epernon fut plus sage & plusdélicat que le Comte de SoiíTons : il nevoulut point entendre au mariage du Ducde la Valette , son second fils, avec lafille du Maréchal , quoique celui-ci se fitfort de lui faire obtenir la charge de Con-nétable , outre les quatre-cens mille écuseomptans qu’il prometoit de donner pourdot à fa fille.
On avoit promis cete fille au Marquisde Villeroy , petit-fils du Secretaire d’E-tat de ce nom , mais quand il fut ques-tion de conclure ce mariage > le Maréchalle rompit, ne le trouvant pas aífez avan-tageux pour íâ fille. Elle mourut en1616.
Après que Ferdinand , Cardinal deMantoue , eût succédé à ce Duché, 1aMaréchale d’Ancre lui fit proposer de re-mette son drapeau entre les mains du Pa-pe pour être donné à l’Abbé Galigaï, sonfrère : à l’exemple de ce qui s’étoit faitdu tems de Sixte V. qui avoit fait Car-dinal François-Marie del Monte à la prière