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nonça son remerciment à l’Académie Fran-çoise , il affecta de ne rien dire de M.Daucour, dont il rempliísoit la place; pourne point violer la loi qu’il s’étoit faite dene louer jamais des Roturiers : Mais l’A-cadémie lui ayant representé, que s’il feíbitimprimer son Discours , fans y faire quel-que mention honorable du défunt, com-me c’étoit la coutume depuis Pintroductiondes Remercimens publics ; cet exemplepourroit, un jour, servir contre lui-même,s’il arrivoit, que l’Académicien qui luifuccéderoit, fût envieux de fa gloire. IIse rendit à cete raison & aux prières, dontelle fut acompagnée , & fit par écrit cequ’il n’avoit pas voulu faire de vivevoix.
L* Abbé de Caumartin suppléa ce j ou r-làà celle de Monsieur de Noyon. „ Le„ Confrère que nous avons perdu , dit-il,„ ne devoit rien à la Fortune : riche dans„ toutes les parties qui font un véritable„ homme de letres, il n’avoit aucun de,, ces titres édatans qui relevent son fuc-„ ceíleur. Son esprit aisé & pénétrant lui„ avoir fait aquerir une facilité merveilleu-„ se pour 1a composition de ses propres„ ouvrages, & une critique très-exacte„ pour la correction de ceux des autres.3 ) Rien ne sortoit de ses mains qui ne por-
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