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feroit de grans remuemens. II y a bienparu depuis, & Mr. de Louvois qui lemeprisoit, s’est aperçu trop tard de sonerreur. Le Maréchal dît un jour à ce Mi-nistre : „ Monsieur , vous ne connoifïèz„ point encore le Prince d'Orange: sou-venez-vous, s’il vous plaît , que je,, vous dis aujourdui, que Guillaume le„ Taciturne, Maurice, & Fédéric-Hen-,» ri, revivent tous trois en fa personne ;„ & que son amitié n’èst point à négliger.3 , Le Cardinal de Richelieu rechercha cel-„ le de Federic-Henri , & s’en trouva
„ bien : vous vous trouverez encore mieux„ de celle de Guillaume, qui est & plus3 , actif & plus vigilant que son grand*,, père, & par conséquent plus propre à3, seconder vos desseins.
Dans l’Article des Ambassadeurs , j'ài ditcomment fe termina le diférend que leComte d’Eftrades eût au Cours avec JePrince d’Orange, qui voulois y faire pas-ser son carosse le premier : il me reste doncà dire ici celui qu’il eût avec l'Ambassa-deur d’Espagne Don Estevan de Gamarra,qui bien qu’il résidât à La Haye depuisplusieurs années, prétendent devoir êtrevisité le premier, comme le dernier venu,parcequ’il étoit à Bruxelles, lorsque leComte arriva à La Haye» „ Celui-ci,
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