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à la Reine tout ce qu’il avoit à lui dire,. Il laprépara, par mille Regards tristes & passion-ne?., à toute l’obstination & la grandeur defa Passion. Le Cœur de cc Prince, chargéde son Secret, & serré de la Douleur de sonInfortune, ne put différer plus long-tems àfe soulager; & , comme il crut voir dans Pairinterdit & embarassé de la Reine,qu’elle l’eiï-tendoit, il en eut une Joie si sensible, qu’ilen oublia pour quelques momens le Bonheurde son Pere, & ses propres Malheurs. CetteSatisfaction lui donna une liberté d’Esprit,<iu’il n’espéroit pas d’avoîr au prémîer jssiorddu Ros & de la Reine ; mais, cette Princesseétoit entrée dans une Rêverie si profonde,du-rant le chemin, que la présence de son Marine Pen put retirer.
Comme on fut arrivé à Madrid, & queîè Roi l’eut reçue à la descente du> Caroíîe ,après les prémieres Cérémonies ordinairesdans ces Rencontres, elle sc mit à le regar-der fixement, comme si elle eut observé,s’ilremarquoît le trouble où elle étoit. Ce Prin-ce r bien éloigné de se défier du véritable su-jet de son embarras, lui demanda avec aster dechagrin, si elle regardoit qu’il avoit déjà lescheveux blancs (*).Ces Paroles furent prises àmauvais augure, par Céux qui étoieut préscns ;& l’on jugea dès lors, que P Liston de deuxPersonnes si différentes ne seroit pas heureu-se.
La Cour d’Eípagne, qui avoit écouté les
mer-
Brantôme, dans son Discours fur cette Rei-jac.