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clarant, qu’il avoir compté sur lui, dès la pre-mière Pensée qu’il en avoit eue.Renault se tintplus obligé de cette Assistance, qu’il n’auroitfait de toutes les Louanges imaginables. L’âgeavancé où il étoit ne le détourna point de cetEngagement. Moins il avoit à vivre,moinsil avoit à risquer. II ne crut pas pouvoirmieux employer quelques tristes années quilui restoient à passer, qu’en les hasardant pourrendre son Nom immortel. Le Marquis deBedemar lui donna les Lettres de Change &de Créance néceílàires pour négocier avec lesChefs Hollandois. II le chargea de ne pointexpliquer encor l’Entreprise, & de se laisserseulement entendre : que les choses étant ai-gries au point qu’elles l’étoient entre la Ré-publique & la Maison d’Autriche, l’AmbaíIà-deur d’Espagne qui ctoit à Venise prévoyoitquelque Conjoncture, qui pouvoir exposer saPersonne à la Fureur du Peuple de cette Vil-le; & que, pour s’en garantir,il vouloir s’as-sûrer d’un nombre considérable d’Amis fidè-les & résolus. Le Prétexte étoit grossier ;mais, le moindre Voile est d’un grand se-cours dans ces fortes d’Affaires : il importepeu qu’on connoisse qu’il y a du Mistere ,pourvû qu’on ne le pénétré point. Par cemoïen, il espérois de débaucher l’élite del’Armée de Terre des Vénitiens; & que lereste demeureroit si foible, qu’il seroit aise àD. Pedre de la défaire en chemin, si on vou-loir l’amener à Venise pour s’opposer auxConjurez. Celle de Mer étoit bien plus àcraindre. Elle étoit de tout tems en pos-session de vaincre, & bien plus aisée à ra-mener. La meilleure partie des Soldats é-toient Sujets naturels de la République. II
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