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Tome second.
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contre Venise. 4Z5ne faloit pas douter qu’au premier éclat de laConjuration, elle ne volât à Venise. Espé-rer que la Flotte d’Espagne la déferoit, c’é-toit un coup peu íïïr; & il n’eut pas été sagede remettre au hazard d’un Combat le Suc-cès d’une Entreprise, qui d’ailleurs étoit déjàíì hazardeusc. Il faloit ttouver quelque mo-yen de mettre cette Flotte hors d’état de ser-vir, L’Ambassadeur, qui n’avoit pas tant-d’expérience des choses de la Mer, que leVice-Roi de Naples, qui commandoit T Ar-mée Navale d’Espagne, crut devoir le con-sulter sur ce sujet. Ce Vice-Roi, qui de-voir être le principal Acteur de la Tragédieque PAmbaíIadeur composoït, étoìt ce Ducd’Oííònne si fameux par ses Galanteries .aus-si entreprenant què D. Pedre,& que le Mar-quis de Bedemar. . Cette ressemblance d’Hu-meurs avoit établi une étroìtte Intelligenceentre ces trois Ministres, D. Pedre, & leDuc d’Ossonne, n’étoìent pas de grandsHommes de Cabinet, & ce Duc étoit mêmequelque fois sujet à des Bizarreries qui apro-choient de l’Extravagance ; mais la Déféren-ce , qu’ils avoient tous deux pour le Marquisde Bedemar, leur tenoit lieu de toute l’Habi-leté qu’ils rsavoient pas.

Les Profits , que la Piraterie aporte à ceuxqui l’éxercent fous quelque Protection puis-sante , avoient attiré dans la Cour du Vice-Roi de Naples tout ce qu’il y avoit de Cor-saires renommez fur la Méditerranée. CeVice-Roi , qui étoit fécond en Desseins ex-traordinaires, & plutôt prodigue qu’avare, neles protégeoit pas tant pour la part qu’ils luifaisoient ue leur Butin , que pour avoit toû-S i jours