Notes.
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V. 54. — - Turdorum nojse salivant* Les latins de-
lignoient par saliva , \egout. Propert.
Et Methymnaei graeca saliva vini.
Iis disoient austi salivam movere , en pariant des chofes quidonnoient de l’appetit.
V» jy. - seu spirent cinnama surdum » Ce mot sur-
dum est adjectis, dont le sens est figure, & qu ii seroitImpuffible de rendre exacteniient en francois. Toutes cesphrases metaphoriques , qui pretent a un de nos sensce qui est du restö rt d'un autre , Pont plus aisees a sentirqu’ä definir. C’est ainsi qu’on dit en Franqois , ton de cou-leur , prononcer "une figure, en terme de peintre. La phrasede Perse transporte a 1’odorat, ce qui appartient ä 1’ouie.Litteralement il falloit traduire. odeur sourde. Voyez ceque dit Pline L, X II. C. 41. 44. 45. du cinnamomum Si.& de ia cafiu ; il setnble qu’il les distingue , ainsi queTheophraste 1. IX. c. 5. historiae plantarum. Et cepen-dant il paroit que 1’uue & 1'autre etoient de la canelle.
V. 57. Tune bona incolumis minuas. Les commentateurs ne s’ac-cordent pas, pour savoir ä qui Perse fait dire ces rnots. Theod.M.a.rcrlius veut que ce soit 1’avare qui continue: Voulezv^fis quon mange foti bien} (coutez plutot Beßius , qui di-clam? contre les philosopbes grecs, &c. & au lien de Ö"Befiius il lit: en Beflius. Casaubon met ces rnots , tunebona , dans la bouche de Befiius , 1’heritier de cet liommeavare. Voulez vous donc vous ruiner; dit Bestius. Voyezplus bas ma conjecture fur le vers 41. Bentley croit que
ce