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vidus, suivant leur goût & leurs ta-lens. Ceux qui auront en main lesaffaires publiques, seront dans uneliaison étroite avec tes Ministres ,pour être instruits des révolutionscontinuelles, de l’esprit du- gouver-nement , & de l’intérêt des Etats voi-sins.
On accordera à ce corps la pré-cieuse liberté de penser , & on nerefusera point celle d’écrire au restedes citoyens. Sans cette liberté onne saura découvrir ces maladies delangueur d’un Etat, qui le gagnent& le minent d’une façon impercepti-ble , & qui , fortifiées par le tems,ne cèdent plus au pouvoir des remè-des.. On ignorera les cris & lesplaintes fondées du peuple , quiisolant parler , soufre souvent dansun silence funeste , & ne se réveilleque subitement & par des secoussesdangereuses. Où en seroit l’Angle-terre, si la liberté de la presse étoitsuprimée ? Les déclamations intéres-