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gé dans la mollesse , méprifoit toutce qui n’avoit point l’empreinte decq luxe tin, qui faisoit le carac-tère du siécle. Rien n’étoit plus ri-dicule qu’un campagnard. Rien n’é-frayoit plus la noblesse , que la tris-te nécessité de se retirer à la cam-pagne , pour y planter ses choux.Un homme qui se sent des talens,& qui trouve les occasions de servirutilement sa patrie, pécheroit sans-doute contre ses devoirs, en s’enter-rant dans une retraite champêtre.
Depuis quelques années, le publicparoit revenir de ces préventions in-justes. Des philosophes s’occupentde l’agriculture , & les Grands- favo-risent leurs recherches. Mais, com-me les hommes aiment les extrêmes,on fait peut-être trop de cas de cetart; & on espère trop de ses pro-grès. Nous avons cVs auteurs quine prêchent que l’agriculture; quidéclament contre la philosophie, leslettres, les beaux arts , les manufac-tures