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. L’Agriculture étoit fort estimée desanciens. Sans parler des premierstems , où une simplicité grossièrerendoit les peuples insensibles auxcharmes des arts agréables , & neleur permit d’exercer que les néces-saires : nous trouvons, dans les siéclesles plus éclairés, des ouvrages fur laculture des terres composés par lesplus grands hommes, dont l’éléva-tion prouve le cas qu'on faiíbit del’art qu'ils en feign oient. Xénophon,aussi grand philosophe que grandCapitaine, donnaaumilieu d’Athènesdes leçons d’économie. Hieron, Roide Syracuse, ne dédaigna point d’in-ttruire ses fujêts par écrit d’un artaussi utile. Les chefs des deux pre-mières Républiques de la terre , Ca-ton,Consul à Rome, & Magon, Sufétede Carthage, font, au jugement desanciens, les auteurs économiques lesplus fameux. Parmi le luxe asiati-que & celui de soupire Romain, nousvoyons éclore des traités d’Agricul-ture