SOI.
dont on colore la fausse ambition,engage les Souverains à se mêler detoutes les querelles, fous prétextede l’équilibre, & de l’infiuence dansles affaires générales. On se batsouvent pour des intérêts équivoquesd’un commerce, qu’on devroit aban-donner à des nations, assez aveuglespour courir à leur propre ruine.Après bien du sang répandu , aprèsbien des dépenses , les intérêts desparties belligérantes font aussi peu dé-cidés qirau commencement. Onlait une paix forcée, par lassitude, &julqu’à recommencer. L’équilibreell alors celui d'une balance dont lesdeux bassins font également vuides.
Si la quantité des signes des ri-chesses ne fournissoit fans - cesse- denouveaux alimens à cette ambitionmal entendue , le genre-humainpourroit espérer un peu plus de re-pos. Les maîtres de la terre seroientforcés à mettre en pratique les ma-ximes d’une politique bien - faisante.
Us